UNE SOLUTION POUR CHANGER LE MONDE :

LE RESPONSABILISME INDIVIDUEL


Nous vivons actuellement les prémisses d’un très grand changement de civilisation d’envergure planétaire.

La terre a mis des milliards d’annĂ©es Ă  devenir habitable pour une Ă©spèce vivante appelĂ©e «  l’être humain » qu’elle a fait Ă©clore Ă  la suite des trois règnes : minĂ©ral, vĂ©gĂ©tal et animal,  et il a  suffi Ă  celui-ci, en remerciement  de ce  don, de 150 annĂ©es de   matĂ©rialisme pour crĂ©er les conditions , non seulement de son  propre anĂ©antissement  ,mais de celui de toute vie  terrestre.


La crise financière mondiale s’ajoutant Ă  la crise Ă©cologique, une prise de conscience est cependant en train de se faire jour :  nous ne pouvons plus accepter de vivre sur des bases philosophiques techno-Ă©conomistes et l’homme a peut-ĂŞtre autre chose Ă  faire de cet exceptionnel niveau de conscience dont son Ă©volution particulière l’a dotĂ© que de passer tout son temps, toute son Ă©nergie, toute sa vie Ă  consommer et   Ă  produire en souillant et en dĂ©truisant la terre sous ses pieds.


Nous devons changer profondĂ©ment car  il y a, de toute Ă©vidence, quelque chose que nous avons Ă  faire dans cet univers, qui nous a Ă©chappe... !


Et nous devons changer vite car les scientifiques, ceux-la mĂŞmes dont les dĂ©couvertes sont le plus souvent utilisĂ©es pour dĂ©truire la terre,  parfois avec leur approbation, nous le disent : si nous n’avons pas arrĂŞtĂ© cette machine infernale que, bien a tort,  on appelle « progrès » dans les trois dĂ©cennies qui viennent, il sera trop tard, nous ne pourrons plus faire marche arrière, l’humanitĂ© s’autodĂ©truira, une telle chose est dĂ©jĂ  arrivĂ©e au niveau d’une civilisation, cette fois nous avons les moyens techniques pour que ce soit au niveau planĂ©taire !

COMMENT FAIRE POUR CHANGER ?


Beaucoup , parmi nous, comptent naĂŻvement sur les hommes politiques pour faire le nĂ©cessaire : voter des lois pour la protection de la nature et limiter son exploitation Ă©hontĂ©e, pour une alimentation  industrielle moins toxique, pour une mĂ©decine plus naturelle, pour une production plus fondĂ©e sur le recyclage, pour un coup de frein Ă  la surabondance de gadgets,, de plastique, de moteurs, de mĂ©canicitĂ©, de transports inutiles et polluants, pour la localisation du cycle production / consommation, etc… mais hĂ©las ils ne peuvent pas le faire ou très peu car ils sont le plus souvent les premiers bĂ©nĂ©ficiaires et profiteurs de ce gigantesque gâchis, ils ont Ă©tĂ© mis en place par le système Ă©conomiste pour garantir la pĂ©rennitĂ© de celui-ci !

Alors que faire ?


NOUS DEVONS CHANGER  INDIVIDUELLEMENT ET DE NOUS –MEMES, SANS COMPTER SUR LES STRUCTURES COLLECTIVES, CELA S’APPELLE : LE RESPONSABILISME INDIVIDUEL !


Nous devons tout de suite installer la sobriĂ©tĂ© heureuse dans notre quotidien. Le système politique est fondĂ© sur l’irresponsabilitĂ© des personnes : «  Votez pour nous , nous penserons pour vous .. ! ». Le responsabilisme individuel est la seule manière de faire deux choses urgentes : retrouver notre libertĂ© et sauver notre terre.


Mais la sobriété heureuse a besoin d’un appui au-dedans de nous : on ne peut pas changer profondément son comportement quotidien, dans le travail, dans la recherche de bien-être, et dans tous les autres domaines sans changer sa vision du monde, c’est-à-dire sa philosophie, ce n’est pas possible, car il y a cohérence absolue entre les deux.


Mais oĂą aller chercher une nouvelle vision du monde si le matĂ©rialisme philosophique, celui qui explique le monde avec des chiffres , des formules et des mesures, ne nous satisfait pas et si, de l’autre cotĂ© , les religions, celles qui expliquent le monde par des mĂ©taphores naĂŻves, des dogmes  sans discussion possible, bref sans la moindre rationnalitĂ©, ne nous inspirent plus ?


Pourtant , il y avait quelques chose dans les religions qui répondait à une aspiration profondément humaine :

l’humilitĂ© authentique face au mystère et la dimension affective  et il y a  quelque chose  dans la science qui rĂ©pond aussi Ă  une autre aspiration humaine profonde : la validation des connaissances par des faits concrets, mais  Ă  cotĂ© de cela, combien d’obscurantisme d’un cĂ´tĂ© et combien d’irrespect de la vie et de la nature de l’autre ?


Une autre explication du monde qui conjuguerait l’aspect positif des religions et l’aspect positif de la science  est donc nĂ©cessaire pour que dans cet Ă©quilibre du cĹ“ur et de la raison, l’homme trouve l’impulsion du grand changement nĂ©cessaire pour survivre sur cette planète et reprendre son aventure qui, finalement est celle de sa conscience.


En fait, Cette nouvelle vision du monde  existe et , Ă©trangement, c’est la plus ancienne  que l’humanitĂ© ait Ă©laborĂ© dès les tous dĂ©buts de  son Ă©veil intellectuel : cette philosophie s’appelle «  le chamanisme ».

Les chamanes sont surtout connus comme des guĂ©risseurs faisant appel aux Ă©nergies de la nature pour opĂ©rer des guĂ©risons souvent spectaculaires pour qui veut les Ă©valuer de façon  scientifique mais on ignore le plus souvent qu’ils ont une philosophie, une vision du monde très particulière, Ă  la fois spirituelle puisque fondĂ©e sur le concept que toute chose, du monde minĂ©ral au monde humain est dotĂ© de conscience et rationnelle puisque basĂ©e sur  l’énergie comme  principe  universel  de la dynamique du grand tout.

C’est pourquoi on  qualifie souvent le chamanisme de «  rĂ©alisme spirituel » et  c’est pourquoi les chamanistes pratiquent depuis toujours la «  sobriĂ©tĂ© heureuse » , Ă©lĂ©ment qui, Ă  lui seul ,justifierait qu’on les Ă©coute attentivement , vu nos besoins actuels.


Le chamanisme n’a ni dieu, ni dogmes, ni prĂŞtres, il est simplement basĂ© sur une observation profonde des lois universelles et incontournables de la nature, sur des pratiques Ă©nergĂ©tiques, et par-dessus tout sur un travail systĂ©matique sur soi, qui fait de chaque chamaniste le crĂ©ateur authentique de sa vie, c'est-Ă -dire un homme libre  au sens le plus exact du mot. Il vit, bien entendu, en parfaite harmonie avec la nature et par sa frĂ©quentation intime des forces  qui l’animent , il  cultive une connaissance de la rĂ©alitĂ© qui dĂ©passe les limites rationnelles  Ă  l’intĂ©rieur desquelles l’homme » dit moderne » s’enferme le plus souvent.


L’auteur de cet article est convaincu que le chamanisme rĂ©pond au besoin que nous avons d’une voie nouvelle de la connaissance pour trouver, actuellement, la force et la crĂ©ativitĂ© nĂ©cessaires au changement de civilisation  dont nous avons un urgent besoin, car la pratique du chamanisme dĂ©veloppe prĂ©cisĂ©ment ce sens du responsabilisme dont l’humanitĂ© a besoin pour sortir de son adolescence et dĂ©couvrir  simultanĂ©ment cette libertĂ© de la pensĂ©e qui marquera son entrĂ©e dans l’âge adulte de l’homme.

Paul Degryse